François Cheng, passeur entre l’Orient et l’Occident

Le Salon d’Automne a l’immense privilège d’être parrainé cette année par François Cheng, membre de l’Académie Française, célèbre pour ses poèmes, ses romans, ses essais, ses écrits sur l’art chinois ou encore pour ses calligraphies. A cette occasion, plusieurs de ses calligraphies et livres d’artistes seront présentés au public.

François Cheng est originaire de la province du Jiangxi, au sud de la Chine, où il naît en 1929. Il grandit auprès de parents lettrés et apprend la calligraphie dès son enfance. En 1948, après avoir étudié à l’Université de Nankin, il suit ses parents en France et s’installe à Paris. Il décide alors d’entamer des études sur la langue et la littérature françaises. C’est ainsi que commence une passion dévorante pour la culture française, qui ne le quittera plus. Le terme de « passeur » semble particulièrement approprié pour qualifier cet homme de lettres. En effet, il traduisit plusieurs grands auteurs français en chinois et puise son inspiration dans ces deux cultures. Un livre, comme Le Vide et le Plein, dévoile une volonté de faire connaître l’art chinois auprès d’un public parfois non initié à des concepts inconnus en Occident, comme l’importance du vide et du souffle en peinture. Deux cultures – française et chinoise – qui semblent si lointaines… Et pourtant, c’est par la beauté des mots (A l’Orient de tout), mais aussi, du geste calligraphique (Et le souffle devient signe) que la magie opère et que François Cheng arrive à faire vibrer nos âmes…

« La calligraphie est une musique de l’âme. Elle permet à l’homme de donner libre cours à sa sensibilité cachée. » (Et le souffle devient signe)

2018-08-01T12:44:12+00:00